La création de l´Association Horta Fatumbi s'impose comme la suite logique de mon parcours depuis 2008 à Salvador de Bahia où je réside.
DIPLÔME DE PREMIERS SECOURS - CROIX BLANCHE

Horta Fatumbi veut dire : «Horta» potager en portugais et «Fatumbi» nom initiatique de Pierre Verger lié au culte de l'Ifá, parce que celui ci était non seulement photographe, anthropologue et ethnologue, mais qu'il avait aussi des responsabilités dans le Candomblé où il était Babalaô.
Cela symbolise donc les enfants ou héritiers spirituels de Pierre Verger pour expliquer le nom de l'association.
L´Association Horta Fatumbi n´a pas pour but de créer une activité économique à ses bénéficiaires, elle a pour objectif de créer une synergie culturelle entre des individus, des étrangers à Salvador de Bahia qui souhaiteraient approcher la culture Afro-Brésilienne pour consolider les liens entre leur propre identité et les religions du Candomblé.
Les usagers de l´association sont des étudiants, chercheurs, artistes ou voyageurs intéressés à s´immerger dans un milieu étranger à leur réalité pour essayer de répondre à un questionnement sur la problématique Afro-Brésilienne.
Concrètement, cela peut se traduire, par exemple, par des appuis pour :
- la réalisation d´un mémoire de recherche ainsi que notre accompagnement sur le terrain.
- l'intégration dans la ville de Salvador et son quotidien afin de nourrir une inspiration artistique ou poétique, comme aussi aiguiser une fibre ethnographique indispensable pour créer leur propre observation du milieu.
- Faire connaître notre projet "Racines & vie Fatumbi"* auprès des personnes désireuses de s'identifier à un projet culturel liés à la Culture Afro-Brésilienne et au Candomblé de Bahia.
Horta Fatumbi se propose de servir de lien entre vous et la Comunidade.
(*)
Ce que Pierre Verger a accompli pour la culture yoruba au Brésil, aucun autre étranger dans ce pays ne pourra jamais le faire.
Désormais, tout étranger ne peut acquérir ce savoir qu'au Brésil.
Je suis exclu de la Fondation Pierre Verger car sa direction ne reconnaît pas mon rôle de - Leaderança - dans le Candomblé. À mes yeux, il s'agit d'un acte de racisme bien plus grave que les deux mots "Tyran Africain" que j'aurais pu prononcer sur le sujet, indépendamment de ma couleur de peau, car il s'agit de me refuser mon initiation en raison de ma nationalité française.
Les intérêts politiques de cet Espace sont en conflit avec mon identité, précisément parce que je suis français, et au lieu d'être accueilli comme tout le monde, je suis traité de manière discriminatoire à cause de cette spécificité.
Cette question s'inscrit d'ailleurs en parallèle du débat politique actuel en France : il existerait deux types de migration Française. D'une part, celle des Français de - souche -, qui occupent des postes privilégiés à l'étranger (hors territoire national, rappelons que le concept de racisme a été théorisé par un diplomate français au Brésil du XIXe siècle, Arthur De Gobineau), d'autre part, une migration française issue de parcours plus précaires ou atypiques, qui ne bénéficie pas des mêmes conditions d'accueil et de reconnaissance.
Le Brésil ne reconnaît définitivement la citoyenneté de ces ressortissants de double nationalité qu'après sa permanence sur le territoire brésilien à partir de la 3ème génération, tandis que la France reconnaît la double nationalité, mais uniquement pour les Brésiliens résidant sur son territoire national.
Et le plus absurde, c'est que la France souhaite « reconstruire » cette forme d'émancipation culturelle, en intensifiant ce partenariat par le biais de l'Université fédérale de Bahia, en créant des liens avec cette institution pour les Français qui arriveront dans le cadre de programmes d'échanges.
ESPAÇO CULTURAL FATUMBI




