La migration peut-être un projet politique uniquement si il existe la liberté de culte car la citoyeneté ne repose pas sur la laïcité

 

 foto / Ailton Pinheiro - Divulgação HORTA FATUMBI Comunidade

 
 
 
@Alain-Philippe Liquori Duvivier & Fabien Liquori - Estâncias Duvivier - RJ
 
 
Frantz Fanon, l’Algérie et les conséquences d’un engagement politique :
 
Dans l’histoire de Frantz Fanon, l’un des éléments qui m’a le plus marqué, et qui est mentionné tout à la fin du film, est le fait que son épouse se soit suicidée une quinzaine d’années après sa mort.
 
Sachant que Fanon est décédé avant la fin de la guerre d’Algérie et que son épouse a choisi de vivre en Algérie après l’indépendance, cette information interpelle.
 
Beaucoup de celles et ceux qui ont fait le choix de se ranger du côté du FLN — un choix qu’ils considéraient comme juste et progressiste, en faveur de la décolonisation et un projet social de gauche - ont ensuite été considérés avec méfiance en France, alors même qu'ils  avaient contribués, par leurs actes de résistance, à la libération de l'Algerie.
 
Certains, qui ont choisi de rentrer en France plutôt que de risquer leur vie, n’ont parfois trouvé de soutien qu’auprès de la droite ou de l’extrême droite, lesquelles ont accordé du crédit à leurs témoignages concernant les violences, les représailles et les tortures liées aux processus d’épuration mis en place après l’indépendance.
 
Dans le même temps, une partie de la gauche française poursuivait son propre cheminement politique et ne souhaitait pas toujours entendre ou prendre en compte ces récits.
 
De Gaulle, le gaullisme et la France d’aujourd’hui :
  
Monsieur Dominique de Villepin, il n’y a que De Gaulle pour sauver les gaullistes.
 
À cause d’Emmanuel Macron et de sa présidence en France, nous sommes devenus aujourd’hui :
 
- soit d’extrême gauche ;
- soit d’extrême droite.
 
 
Santo Antônio de Categeró, rogai por nós - 16 de Agosto de 2026 - Devotos da Igreja de Nossa Senhora do Rosário dos Homens Pretos - 28ème Caminhada Azoany
 
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©Ogan Fabien - HORTA FATUMBI Comunidade - Baia de todos os Santos 
 
Quand on vit à l’étranger — du point de vue de la France en regardant vers le Brésil — il arrive un certain moment où, et ce n’est pas seulement une question de mauvaise volonté de la part du service postal, le courrier s’arrête. Et d’ici vers là-bas, c’est vice-versa, parce que là-bas, depuis déjà longtemps, dans les grandes villes, les machines ont pris la place des employés des services postaux, notamment à la demande des grandes villes, en raison d’une population internationale présente dans chaque endroit de la planète.

C’est aussi une question diplomatique. Sinon, certains habitants de la planète pourraient essayer de faire déménager leur maison par la poste, au lieu de procéder comme cela se faisait autrefois, lorsque les transports internationaux par navires sur les grandes routes maritimes étaient encore courants.

En réalité, ma relation internationale entre le Brésil et la France a commencé avec ma grand-mère maternelle, qui vivait déjà à Toulouse.

Pendant dix ans, ma mère a entretenu une correspondance avec ma grand-mère, à raison d’une lettre par semaine. Cette correspondance a fini par représenter plus de 500 enveloppes — impossible aujourd’hui avec la révolution d’Internet, avec l’ordinateur et, après, le téléphone mobile — avec ce papier fin qui ressemble presque à du papyrus, tant il est mince.

C’est cette dimension que je veux développer ici : ce sont des personnes qui vivent et qui évoluent dans des contextes internationaux depuis de nombreuses années qui peuvent avoir ce type de relation.

Dans mon cas, il s’agissait en premier lieu d’une relation entre l’Afrique du Nord et la France, avant de devenir une relation entre le Brésil et la France.

Dans mon cas particulier, ma mère, qui était professeur de français à Rio de Janeiro, à l’Alliance française, avait été chargée, à cette époque, de former en langue française tous les attachés de l’administration des Postes, en prévision d’un grand colloque international de philatélie qui devait avoir lieu à Rio dans les années 1970.

D’après ce qu’elle m’a raconté et ce que j’ai pu voir sur les photographies de cette époque, l’administration était alors située à Rio de Janeiro — et je n’ai aucune idée de ce qu’il en est aujourd’hui. La population des fonctionnaires semblait alors plus cosmopolite qu’elle ne l’est aujourd’hui.

De cette histoire est née, lorsque j’avais entre 13 et 15 ans, l’envie de commencer une collection de timbres. 
 
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Pourquoi parlez-vous, à travers l’Amérique latine, de l’immigration italienne, alors que la construction identitaire des Amériques résulte d’un processus historique bien plus complexe que celui d’un fanatisme politique ?
 
Alors qu’il suffit de dire que la conquête des Amériques est le résultat de l’expansion catholique dans le monde.
 
De nos jours également, juifs et musulmans, dans cette pression exercée par l’occident, deviennent les boucs émissaires de la conséquence du mouvement de contestation que vous défendez en France aujourd’hui, au même titre que celui d’hier.
 
Il s’agit, selon moi, d’un processus visant à reconstruire une perte identitaire qui cherche à se cacher derrière une couleur de peau, afin de retrouver une forme originelle et ethnique à travers l’origine de la blessure infligée par son oppresseur national, et cela même au détriment des nations que vous cherchez, dans ce processus identitaire, à coloniser.
 
Ce que les penseurs d’autrefois cherchaient à obtenir à travers le mouvement de la NÉGRITUDE ne correspond plus aux revendications d’aujourd’hui, car elles ne s’inscrivent plus dans un positionnement positiviste, mais dans la forme d’une révolution.
 
Qui, en définitive, profitera uniquement à la France et non à ceux envoyés comme des explorateurs au péril de ce qui les attend, en raison de leurs propres vulnérabilités en tant qu’étrangers.
 
Cette nouvelle forme de révolution, en définitive, sera contre-productive pour les élections en France de 2027, car elle démontre d’autres formes de domination encore plus perverses que celle de rester chez soi pour concilier un combat démocratique mené par des gens qui sont français, au prix de la lutte de leurs aïeux.
 
 
 
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